Formation ostéopathique : apprendre les principes de base de l'ostéopathie

La formation ostéopathique au sein de l’École Supérieure Ostéopathie (ESO), est entièrement orientée vers la compréhension des principes de base de l’ostéopathie. L’ostéopathie traite les structures du corps humain, comme les tissus vivants, les organes, les articulations, les muscles qui sont interdépendants. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un ostéopathe découvre qu’un « mal de dos » provient d’un mauvais fonctionnement d'un pied ou d'un os du pied. Ce qui revient à dire que derrière un symptôme apparent, localisé, peut se cacher une cause ancienne ou récente et un dysfonctionnement hors de la région douloureuse. Si une restriction de mobilité segmentaire se produit en un point du corps, une augmentation des tensions dans toute la « toile d'araignée » en résulte.

Formation ostéopathique : raisonnement ostéopathique

Les apprenants en formation ostéopathique recherchent les liens entre les troubles mécaniques et les pathologies qui en découlent : une restriction de la mobilité de l’une quelconque des structures peut entraîner un trouble localisé. C’est ce qu’on appelle raisonnement ostéopathique.
L’homme, à tous les stades de sa vie, est agressé par plusieurs facteurs impactant sur son équilibre, soit sur le plan psychologique, nerveux, fonctionnel, soit des agressions physiques et psychiques, soit des traitements non adaptés ou le stress. Tous ces éléments sont autant de chocs, de microtraumatismes qui perturbent l'équilibre de l'homme, retardant sa guérison, altérant sa santé, entraînant souffrances morales et physiques.

Formation ostéopathique : comprendre les douleurs qui s’enchaînent

Durant la formation ostéopathique, le futur ostéopathe doit s’attendre à ce qu’un mal ne vienne jamais seul. Des douleurs apparaissent en divers points du corps, bien souvent sans aucune relation apparente avec le dysfonctionnement initial. Des torsions secondaires se manifestent dans divers points de la « toile d’araignée », pour essayer de compenser ce déséquilibre initial. Ces torsions secondaires entraînent une rétraction de la surface de la toile et font bientôt apparaître des tensions considérables au niveau des fibres terminales d'attachement de cette « toile d'araignée ». Ces fibres vont commencer à souffrir à force d'essayer de s'adapter en permanence aux étirements provoqués au sein de la toile, sans vraiment parvenir à résoudre le conflit.

Formation ostéopathique : comprendre la fragilité de l’individu

L’étudiant qui suit une formation ostéopathique au sein de l’ESO comprend que l’individu est fragile face à l’environnement extérieur. Au centre du corps, les organes et viscères englobés dans la toile fasciale vont eux aussi commencer à souffrir et à produire leurs signes fonctionnels qui viendront se mêler aux précédents. Le déséquilibre est maintenant installé, se généralise, tendant à se fixer de plus en plus solidement. Un tel déséquilibre est difficile à repérer, tant le cortège de signes fonctionnels, parfois en grand nombre, tend à le masquer. Qu'un autre processus identique vienne encore se greffer sur le premier et la fragilité s'accroît encore.

Formation ostéopathique : le concept ostéopathique

Durant la formation ostéopathique, les professeurs enseignent ce qu’est le concept ostéopathique : la vulnérabilité du corps. Il n’y a donc aucune raison de s’étonner d’attraper un rhume après avoir pris froid aux pieds. L’ostéopathie n’agit pas en fonction des symptômes que présente son patient, mais sur les causes qui ont pu l’engendrer.
Dans le cadre de leur apprentissage, les futurs praticiens sont autorisés à pratiquer des actes de manipulations et mobilisations non instrumentales, qui n’ont qu’un seul but : prévenir ou remédier les troubles fonctionnels du corps humain. Pour la prise en charge de ces troubles fonctionnels, l’ostéopathe effectue des actes manuels, directs ou indirects, non forcés, dans le respect des recommandations de bonne pratique établies par la Haute Autorité de Santé.

Formation ostéopathique : stimuler l’auto-régulation

Un bon ostéopathe ayant suivi une formation ostéopathique assidue à l’ESO doit savoir faire un raisonnement ostéopathique, établir un diagnostic, apporter la thérapie qui s’impose. Il doit savoir détecter la bonne cause des troubles et des souffrances de l’organisme de son patient. Ainsi, il peut apporter l’aide nécessaire, par un « geste minimum et indispensable », pour que l’individu puisse à nouveau se rééquilibrer dans ses activités physiologiques. Le corps de l’homme a, en lui, toutes les ressources nécessaires pour se rééquilibrer et recouvrer la santé, le corps humain étant un formidable ensemble de flux, d'énergie, de forces, de mécanisme différents.

Formation ostéopathique : ne pas dépasser les champs de compétences

Pour ne pas exposer encore plus le corps humain aux diverses agressions et mettre ainsi la santé d’un individu en péril (quand la résistance immunitaire va diminuant), l’ostéopathe est tenu d’orienter son patient vers un médecin. C’est quasi obligatoire dès qu’il comprend que les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical, lorsqu’il constate une persistance ou une aggravation de ces symptômes ou que les troubles présentés excédent son champ de compétences. L’ostéopathe n’a pas le droit d’effectuer des manipulations gynéco-obstétricales ni des touchers pelviens. Sont aussi exclues du domaine de l’ostéopathe ayant suivi une formation ostéopathique au sein de l’ESO toutes formes de pathologies organiques nécessitant une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques.